You are me. I am you.
Real Stories · Human Voices
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Article · L’Œil du Globe

Afronova

Cannes · 16 May 2026
Afronova

Today, I was not only in Cannes. Today, I became Caribbean. At times Martinican, at times Jamaican, I drifted from island to island as if the sea itself had opened a passage through memory. The sun of those lands lingered on my skin long after sunset, and the wind carried voices into my ears before faces even appeared before my eyes. At Pavillon Afronova, stories crossed oceans.

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I stepped aboard an invisible vessel where every conversation became a bridge between generations. One hand reaching toward another. One story relaying the next. A bridge endlessly extending itself across cultures, memories and time. Some spoke of mothers whose love still guides them through the world. Others spoke of ancestors, poetry, forgotten tribes, and the necessity of unity in a fragmented age.

“Work together.”

And somewhere between the port, the laughter, the music and the sails trembling in the Mediterranean wind, cinema ceased to be an industry. It became a passage. A crossing. A human tide carrying fragments of the world from one shore to another. At Cannes, I did not simply attend Afronova. I listened to humanity remembering itself.

— Samar Boualam · L’Œil du Globe - "You are me, I am You"
Article · L’Œil du Globe

Afronova

Cannes · 16 mai 2026
Afronova

Aujourd’hui, je n’étais pas seulement à Cannes. Aujourd’hui, j’étais moi-même caribéenne. Tantôt martiniquaise, tantôt jamaïcaine, je dérivais d’île en île comme si la mer avait ouvert un passage à travers la mémoire. Le soleil de ces terres continuait d’éclairer mon esprit bien après le crépuscule, tandis que le vent portait des voix jusqu’à mes oreilles avant même que les visages n’apparaissent devant moi. Au Pavillon Afronova, les histoires traversaient les océans.

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J’ai embarqué sur un navire invisible où chaque conversation devenait un pont entre les générations. Une main tendue vers une autre. Une histoire relayant la suivante. Un pont qui s’allongeait sans cesse à travers les cultures, les mémoires et le temps. Certains parlaient de mères dont l’amour continue de guider leurs pas dans le monde. D’autres parlaient des ancêtres, de la poésie, des tribus oubliées et de ce besoin profond de rester unis malgré les distances.
« Unir nos histoires. »
Et quelque part entre le port, les rires, la musique et les voiles frémissant dans le vent méditerranéen, le cinéma a cessé d’être une industrie. Il est devenu un passage. Une traversée. Une marée humaine transportant des fragments du monde d’une rive à l’autre. À Cannes, je n’ai pas simplement assisté à Afronova. J’ai écouté l’humanité se souvenir d’elle-même.

— Samar Boualam · L’Œil du Globe - « You are me, I am You »